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Accueil du site > Personnage célébre > Jean Adolphe Chudant

Jean Adolphe Chudant

Jean Adolphe Chudant, artiste-peintre (1860-1929) Impressionniste

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La maison du peintre

Artiste-peintre de la fin du XIXe siècle, Jean Adolphe Chudant est né à Besançon le 5 janvier 1860.

Il grandit dans une famille de commerçant drapier. Orphelin de père dans son adolescence, il devient soutien de famille à 20 ans. Prédisposé à l’art, il va très vite trouver sa voie et choisir la peinture, d’abord en tant qu’impressionniste, puis en tant qu’orientaliste. Mais il va aussi participer au développement de l’art appliqué en Franche-Comté. Sa vie entière sera consacrée à l’étude pour l’amélioration des conditions de travail et surtout statutaire des ouvriers d’art.

L’impressionniste

En 1882, âgé alors de 22 ans, il devient membre de la Société des Artistes Français jusqu’en 1893. Dès l’année suivante (1894) il expose avec la Société Nationale des Beaux-Arts dont il deviendra Sociétaire puis Secrétaire en 1898. Il commence à exposer à Besançon, sa ville natale, en 1880 et en 1884 au Salon de SABAB (Société des Amis des Beaux-Arts de Besançon). Il obtient une médaille de bronze en 1883 au Palais de l’exposition de Rochefort, où l’école des Beaux-arts envoie les meilleurs éléments.

Il expose au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1894 à 1913, et devient vite hors concours. En 1914, il fait partie du jury de la section peinture. Il expose également avec la Société des Amis des Arts à Nîmes, Bordeaux et Nantes. Il participe aux expositions Universelles et Internationales à Paris, où il est médaillé (3ème classe) en 1900, en Allemagne, en Belgique, à Marseille et Nogent sur Marne. Il expose aussi à Pittsburgh à la Carnegie Art Gallerie en 1898.

Son parcours est éclectique, riche et complexe, ce qui lui vaut d’ailleurs quelques jalousies dans sa propre ville où il se bat entre les deux guerres pour mettre en place de nombreuses expositions, sociétés, associations pour les ouvriers d’art.

De nombreux critiques d’art (William Ritter, Robert Brussel, Noël Hairdès, Léonce Bénédicte, Jean Claude, Arsène Alexandre, Valensol...) le citent et le critiquent. Ses audaces dans le vert ne plaisent pas toujours et lui valent la réflexion d’avoir peut-être comme Néron, des lunettes taillées dans l’émeraude.

Il expose dans les galeries Georges Petit et Durand Ruel, ainsi qu’à la Galerie des Artistes Modernes.

Ritter écrit à son sujet "Dans ses paysages, Chudant fait découvrir tout ce que l’âme des lieux et des objets peut dégager de troublant et de rare, de difficilement perceptible à la masse des promeneurs ordinaires. Il est en somme un peu un mystique de la couleur, et une grande partie de son oeuvre pourrait s’intituler : variations symphoniques sur des motifs de village franc-comtois."

L’Encyclopédie des Arts en Franche-Comté le situe sous l’influence de Monet, Sisley et PIssaro "représentant en Comté, l’école impressionniste", sa technique se rapprochant parfois du pointillisme.

Il est souvent remarqué parmi les autres peintres et cité dans les meilleurs, relevant le niveau de telle ou telle exposition.

Nous avons constaté que ce peintre est oublié, car peu de ses toiles sont disponibles ou visibles sur le marché de l’art. Une vingtaine de ses toiles sont hélas mis en réserve au Musée des Beaux-Arts de Besançon et non exposées. Plus de cent titres ont pourtant été retrouvés grâce à internet (1)

Voici quelques dates principales qui synthétisent ses titres et ses fonctions administratives :

1893 : Président de l’Union Comtoise des Arts Décoratifs

1894-1907 : Secrétaire général de la société des peintres orientalistes

1896 : Conservateur fondateur du musée d’Art Appliqué à l’Industrie de Besançon

1898-1914 : Sociétaire du Salon de la Nationale où il exposa à partir de 1894.

1899 : Secrétaire de la Commission de la Nationale des Beaux-Arts.

1900 : Membre de la Commission d’examen des Beaux-arts de Besançon

1902 : Secrétaire général et fondateur du Syndicat des Ouvriers d’art de Besançon.

1902 : Fondateur du Musée Victor Hugo à Besançon

1907 : Secrétaire Général, Fondateur de l’Union Provinciale des Arts Décoratifs au côté de Victor Prouvé (Président) Fédération Nationale de l’art appliqué à l’industrie (selon récépissé préfectoral du 16 octobre 1907)

1907-1919  : Maire de son village à Buthiers, Haute Saône

1908-1914 : Directeur de la revue « L’Art et les Métiers »

1909-1929 : Conservateur des musées de la ville de Besançon

1916-1929 : Président du Comité Régional des Arts Appliqués de Franche-Comté et du Territoire de Belfort

1920 : Membre de la Commission de Plan d’extension, Écoles Professionnelles et Beaux-Arts- Musées

1920-1925 : Directeur de l’école des Beaux Arts de Besançon

1925 : Vice-président du Comité Régional d’Exposition Internationale des Arts décoratifs modernes

SES MISSIONS GOUVERNEMENTALES :

1899 : - Compte-rendu de mission au Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux Arts sur les Musées d’Art appliqué en Allemagne (1899)

1904 : - Compte-rendu de mission au Ministère de l’Agriculture sur les petites industries rurales en Bavière

SES ÉDITIONS :

- Catalogue : Musée de Besançon, Catalogue des peintures et dessins du musée de Besançon : collection Jean Gigoux, collection Pierre-Adrien Pâris, écoles anciennes, Besançon, 1929, 142 p.

- Revue l’Art et les Métiers (organe de propagande de L’UPAD, Union Provinciale des Arts Décoratifs) 1907-1914

Fondateur d’associations dont la plus importante compte 3000 membres dès la première année de sa création (Union Provinciale des Arts Décoratifs), conservateur de musées, directeur de l’École municipale des Beaux Arts de Besançon, fondateur et président du Comité Régional des Arts Appliqués à Besançon, il remue ciel et terre pour lutter contre la centralisation. D’un profil régionaliste, il met en avant la valeur du savoir faire artisanal et tente de promouvoir le statut des artisans.

A Besançon, capitale de l’horlogerie, il collabore activement avec l’école d’horlogerie et le syndicat de l’Horlogerie de Besançon et du syndicat des Patrons Décorateurs de la Boîte de Montre.

Lorsqu’il prend en charge l’École des Beaux-Arts de Besançon en 1920, elle est en difficulté sur le plan de la qualité de certains cours (dessins et arts appliqués) autant que sur le plan matériel. Pas d’électricité, manque de place, manque de subventions. En cinq ans Chudant redresse la situation et trouve un nouveau local dont l’aménagement est pris en charge par la Ville. Les rapports d’inspection démontrent une réelle amélioration à tous les niveaux. Il permet aussi à l’École de remporter un grand prix, une médaille et une croix commémorative en 1923 en la faisant participer à l’ Exposition Internationale de de Bayonne-Biarritz.

Il s’est réellement impliqué avec la création du Musée des Arts Appliqués (auquel nous consacrerons un article) dès 1896 et finit sa carrière avec la création du Comité Régional des Arts Appliqués dont il reste le président jusqu’à sa mort. Un an avant, il obtient à la création d’un Musée de décoration de la montre à Besançon au Musée des Beaux-arts dont il est le conservateur. (ouverture en mai 1828 pour le public).

Références :

Mémoire de master 2012 Jean Adolphe Chudant, de la peinture aux arts décoratifs (1880-1929), par Virginie Cadot (UFR SLHS de Besançon)




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